Au cinéma l’Ermitage

17ème édition, les 11 et 12 janvier 2019

L’affiche du festival.

Le « plus » de la 17ème édition: Vincent Dudkievicz exposait ses photos animalières au Pôle Culturel « La Chapelle », à Saint-Gobain, le weekend du 12 au 13 janvier 2019.

L’inauguration de l’exposition.

Le discours d’introduction de William Church

Il y a 29 ans l’association UFDH était crée. Il y a 18 ans naissait le premier festival. A l’époque, comme le dit la chanson, il y avait des animaux partout dans la forêt et au début du printemps, les oiseaux revenaient. Nous étions heureux de présenter la beauté animale, le calme des sous-bois, la majesté des grands arbres multiséculaires. Année après année, nous avons réellement observé les raréfactions de certaines espèces animales et végétales, alors que les grumes se multipliaient aux bords des routes et que les coupes à blanc atteignaient des superficies gigantesques.Les salamandres, les chats sauvages, les pics noirs, les pics mars, les bouvreuils, les écureuils, les bondrées apivores et bien d’autres espèces ont déserté nos massifs et sont sur le point de, peut-être, disparaître à jamais. Pour ce 17° festival, nous avons voulu continuer à proposer des images d’animaux sereins dans leur environnement naturel. C’est devenu extrêmement compliqué, et cela risque de le devenir de plus en plus. Mais nous désirons aussi alerter sur le pillage de nos forêts domaniales.Comment se porte la forêt française ? « Bien » estimait en mars 2018, devant les Sénateurs qui commencent à s’interroger, Christian DUBREUIL, directeur de L’ONF. C’est le seul à y croire… Des milliers d’agents forestiers, une multitude d’associations, dont la notre, un nombre toujours croissant de scientifiques, et même la Fédération Nationale des Communes forestières estiment que ce « bien commun » est aujourd’hui en danger.Il suffit de quitter le bord des routes et de s’aventurer en forêt pour constater l’état de délabrement de notre massif. Certaines parcelles, comme celle des « Marizelles » entre le « Rond d’Orléans » et Folembray évoquent plus les paysages des batailles de Verdun ou du Chemin de Dames que ceux d’une forêt.   Moignons d’arbres, troncs épars, branchages jonchant le sol interdisant le passage du promeneur, ornières monstrueuses : un paysage de guerre. Et ceci en pleine zone Natura 2000… Allez y faire un tour, ça vaut le coup d’œil…Protection, biodiversité et accueil du public sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité de court terme. Les forêts sont de plus en plus considérées comme de vulgaires usines à bois à mettre au service de l’industrie.  Sans parler de l’utilisation du glyphosate. Pour combler son déficit abyssal, l’activité de l’Office s’est focalisée sur les activités les plus rentables, aux dépens des autres missions de service public forestier. Il faut atteindre des objectifs de coupes commerciales du bois, en contradiction avec la gestion à long terme que nécessite la forêt. Accaparés par ces tâches, les agents de terrain déplorent de devoir en délaisser d’autres, décisives, comme l’entretien, l’accueil du public et la surveillance…L’année dernière, à la même époque, je vous parlais de la manifestation à Paris de nombreux agents de l’Office National des Forêts qui dénonçaient la politique et la gestion sylvicole catastrophique de leur employeur ainsi que le climat délétère qui règne au sein de l’Office.  A cette manifestation, aucun agent de Saint-Gobain n’était présent, et les médias n’en ont quasiment pas parlé. Cette année, à nouveau excédés, des centaines d’agents de l’Office se sont lancés dans une marche de 40 jours, partie des quatre coins de France et qui s’est achevée le 24 octobre par un grand rassemblement en Forêt de Tronçais, une des plus belle futaie de chênes plantée au XVII° siècle.  Cette fois, des agents gobanais étaient présents. Et la Presse en a fait un compte-rendu, succinct, certes, mais c’est un début. Un reportage de France2 pour le journal de 13h a même été tourné en forêt de Saint-Gobain. Lors d’une de ces manif, j’interrogeais un agent Onf dont la tenue m’avait un tantinet interpellé. Il arborait une carotte à son képi et tenait dans sa main un bâton noueux. Il m’expliqua que la carotte représentait les primes d’objectif, parfois conséquentes, que pouvait percevoir la hiérarchie. Le bâton représentait les « punitions » que pouvaient subir les agents récalcitrants. Au cours de notre dialogue, ce personnage haut en couleur, à l’accent basque très prononcé et toujours prêt à lancer la chansonnette dans le patois local, local de là-bas, me dit : « Tu sais, depuis une dizaine d’années, il y a trois types de personnes qui entrent à l’ONF. Les passionnés, comme nos anciens qui sont aujourd’hui proches de la retraite, et qui étaient de vrais forestiers. Ceux-là, ils déchantent vite et s’en vont voir ailleurs quand ils n’en arrivent pas à des extrémités plus radicales. Il y a les opportunistes, qui se disent que c’est un métier comme un autre. Ceux-là appliquent les directives sans se poser de questions.  Et puis, il y a les carriéristes. Ils sont vite repérés par les grands chefs. Ils deviennent alors les exécuteurs des basses œuvres, les bons petits soldats, sans état d’âme et sans scrupules, dans l’espoir de rapidement monter dans la hiérarchie… Moi, je suis trop vieux pour changer de métier et je suis trop jeune pour me résigner, alors, je marche et je manifeste. » Alors, je me dis que tout n’est peut-être pas perdu, surtout que désormais, la presse relaie le mécontentement. Le Monde, Libération, le canard enchaîné, L’humanité, et certaines parutions locales écrivent des articles sur cette colère croissante. Nombre de journaux en ligne se sont emparés du sujet dans des articles au vitriol contre la gestion actuelle (expli site, capital…). Du coup, certains Politiques commencent à s’en mêler… C’est le moment d’aller écrire dans les cahiers de doléances, de faire remonter la grogne face au massacre de notre cadre de vie et à la confiscation de notre bien commun. Du moins si cela vous intéresse, et si vous êtes ici, c’est que cela vous intéresse un peu. En parallèle de ce festival, Monsieur Vincent DUDKIEWICZ vous propose une exposition de photos animalières au pôle culturel de La chapelle. Vous pourrez y découvrir son tout premier livre « regards croisés ». L’expo est visible ce samedi et ce dimanche de 10 h à 18 h. L’entrée est gratuite. Mais revenons à notre festival. Une petite nouveauté cette année avec le premier film utilisant des images de drone qui apportent une vision particulière de notre contrée. Quatre courts-métrages et un diaporama pour une durée globale de 90 minutes, vous sont proposés ce soir. Comme tous les ans, nous tenons à remercier Monsieur le Maire et son Conseil Municipal qui nous apportent une aide précieuse et laisse disposer de ce confortable cinéma. Merci aux réalisateurs des courts-métrages sans qui ce festival ne pourrait se tenir. Merci aux membres du Bureau qui ne comptent ni leur temps ni leurs efforts pour organiser de cette manifestation. Merci à Nathalie qui va vous présenter chacun des films. Merci à Simon qui se charge de la technique.

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NB: Pour éviter une seconde partie trop longue, le film de William Church a été remplacé par un diaporama, « Une forêt, des hommes, et des pierres ».

Frédéric Mathieu et William Church ont de nouveau rappelé que notre association a besoin de ses adhérents pour avoir de l’influence sur le cours des événements. Adhérez à UfdH, participez à nos Assemblées Générales, participez à nos diverses activités, et le cas échéant, participez à nos protestations.Téléchargez notre Bulletin d’adhésion

     

Chut !!! - film de Olivier Dejoie - durée: 25 minutes

Le gland - film de Michel Guimas - durée: 7 minutes

Comme Icare - film de Christophe Blanjard - durée: 16 minutes

Une forêt, des hommes et des pierres - diaporama de Clarisse - durée: 9 minutes

Les Maîtres de la carrière - film de Luc Dromer - durée: 31 minutes

Vous pouvez consulter les archives des projections depuis l'année: 2018.

Vous voulez présenter votre film ?
Conditions de participation

Contexte:

Ce festival regroupe des cinéastes amateurs passionnés. Le sujet de votre film doit être en relation avec la nature, les animaux, la forêt. Aucun prix n’est décerné. Ce festival fait partie de la vie locale, et attire à chaque édition plusieurs centaines de personnes intéressées (plus de 400 pour l’édition 2018).

Caractéristiques techniques :
Lieux de tournage : Films réalisés en milieu naturel, parc naturel, massif forestier…
Support à utiliser / détails techniques : Le matériel de projection du cinéma de Saint-Gobain détecte automatiquement le format d’affichage (4/3, 16/9…). Par ailleurs,  pour faciliter la tâche des organisateurs, nous vous demanderons d’utiliser un support connectable par un port USB. De plus, afin de réaliser correctement les transitions entre les différents films ou diaporamas, prévoyez un « écran noir » de 10 à 20 secondes à la fin de votre production.
Sonorisation: Votre film ou diaporama doit impérativement disposer d’une bande son. Veillez donc au respect des droits d’auteur.
Présentation: Fournissez-nous le texte (bref) de présentation de votre production, qui sera lu juste avant la projection de celle-ci. Votre texte sera également présent sur cette page, pour décrire votre production. Vous pouvez également nous envoyer un extrait ou une bande annonce à mettre en ligne. Dans ce cas un lien apparaîtra, dans le programme ci-dessus, vers votre fichier qui ne devra pas dépasser 100 méga-octets. Si tel est votre choix, cette partie annexe de votre production devra être placée sur le support numérique que vous nous adresserez.
Durée d’un film : De préférence ne dépassant pas 45 minutes. Les films sont classés en 3 catégories: court, moyen et long métrage (voir plus bas dans la partie archives ).
Sujets de tournage : La faune et la flore en milieu naturel, sujets non limités aux cervidés mais ouverts à tous les genres et espèces du monde vivant.

Qui contacter ? Le Président d’UfdH, William Church( williamchurch@orange.fr )
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Liste complète des films présentés à partir de 2018.

Vous pouvez faire des recherches sur les archives en fonction de l’année, du type de production, de l’auteur, du titre, de la durée ou du « métrage » de la production:  « court » jusqu’à 15 minutes  –  « moyen » entre 16 et 30 minutes  –  « long » supérieur à 30 minutes. Vous pouvez indiquer plusieurs critères en les séparant par un espace. La recherche portera simultanément sur ces critères.
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Date / Type / Auteur / Titre / Durée / Métrage / ordre de passage dans l'édition
19 & 20-01-2018 / diaporama / Laurent Lennard / La vie sauvage…au bout du jardin / 15 min. / court métrage / 1ère des 6 productions
19 & 20-01-2018 / film / José Marlin / La fin d'une époque / 19 min. / moyen métrage / 2ème des 6 productions
19 & 20-01-2018 / film / Bruno Pasquier / Abruzzes / 9 min. / court métrage / 3ème des 6 productions
19 & 20-01-2018 / film / Peter Cordier / Rencontres furtives / 16 min. / moyen métrage / 4ème des 6 productions
19 & 20-01-2018 / film / Olivier Dejoie / Une forêt à poils et à plumes / 35 min. / long métrage / 5ème des 6 productions
19 & 20-01-2018 / diaporama / Vincent Dudkiewicz / Instants nature / 15 min. / court métrage / 6ème des 6 productions
Liste non exhaustive des films présentés avant 2018.

Au fil des saisons. - Beautés sauvages (Laurent Lennard). - Cerf moi fort. - Festival Olivier 2013, (sans titre). - Rien ne sera plus jamais comme avant. - Regards échangés. - Seigneurs de nos forêts. - Septembre. - Balade en Vanoise. - Un été au Champ Saquet. - Le guetteur d’ombre. - Le Tortoir. - Attitudes hivernales. - En suivant le chevreuil. - Un cerf, un brame. - Beautés sauvages (Vincent Dudkiewicz). - Créatures. - D’ici et d’ailleurs. - Escoute bûcheron. - Festival 2017 Clarisse Pourrier (sans titre). - Gobanou 2016. - Le retour de Gobanou. - La goutte. - La reine de nos forêts. - Le brame des landes. - Les tribulations du grand têtras. - Un jour de septembre - Une forêt et des Hommes. - Au travers des siècles.

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