Pour pouvoir influer sur l’avenir de notre massif forestier, nous avons besoin de votre soutien. Adhérez à UfdH, participez à nos Assemblées Générales, participez à nos diverses activités, et le cas échéant, participez à nos protestations.Téléchargez notre Bulletin d’adhésion

Informations ponctuelles

25 octobre 2018

Des forestiers rassemblés dans l’Allier contre l' »industrialisation » de la forêt. Quelque 1.200 forestiers et simples citoyens se sont réunis jeudi à Saint-Bonnet-Tronçais (Allier) pour dénoncer la privatisation de l’Office national des forêts (ONF) et l' »industrialisation croissante » des forêts publiques, a constaté une journaliste de l’AFP. Lire la suite de l’article sur le site  Geo.fr.

Manifeste de Tronçais : pour la forêt française, notre bien commun. À l’issue de plusieurs marches qui ont convergé jeudi 25 octobre vers la forêt de Tronçais (Allier), les forestiers et cadres de l’Office national des forêts ont publié un manifeste pour sauver la forêt de l’industrialisation. Lire la suite de l’article sur le site Reporterre.net.

24 octobre 2018

Les coupes rases en forêt de Saint-Gobain se poursuivent. La technique de la coupe à blanc détériore pour longtemps les massifs. Beaucoup de scientifiques, d’agents forestiers et de propriétaires privés dénoncent cette pratique.

La mise à nu brutale des sols engendre une oxydation de leurs éléments nutritifs, du fait de leur exposition au rayonnement solaire. Selon certains, 70 % des sels minéraux sont détruits et cela engendre un affaiblissement de la fertilité des sols.

La coupe à blanc perturbe violemment l’écosystème forestier. La disparition de l’effet tampon microclimatique de la canopée entraîne des chocs thermiques importants et les vents sont exacerbés sur ces zones ayant perdu cette protection. Ceci est défavorable à une bonne régénération naturelle. Il faudra avoir recours à une régénération artificielle et coûteuse avec des protections individuelles ou l’usage de grillages. De plus, ces plantations mono spécifiques, aussi bien en espèces qu’en âge, sont souvent faites avec des plants exogènes qui peuvent engendrer des risques sanitaires dus à l’absence de sélection naturelle et provoquer la perte de diversité génétique. De fait, les coûteuses replantations artificielles connaissent un taux d’échec important.

On assiste aussi à une perte sensible de la microfaune du sol, notamment celle qui vit en surface ou dans la couche superficielle du sol forestier. Or, cette microfaune est indispensable à la transformation de l’humus.

Pour les nappes phréatiques, l’effet de la coupe rase est aussi inquiétant. L’exposition au soleil et aux vents fait remonter ces réserves d’eau douce et risque d’engendrer une évaporation importante, une déshydratation, voire même une disparition de ces nappes. D’autre part, l’absence d’arbres anéantit l’évapotranspiration, ce qui perturbe durablement le cycle de l’eau.

Concernant la faune, ce type d’exploitation a un impact sur les animaux présents sur la parcelle. Ceci est vrai pour les mammifères, mais aussi pour les insectes, les batraciens et les oiseaux. La faune ne pouvant plus se nourrir ou nicher est obligée de migrer afin de recoloniser d’autres lieux avec tous les dangers que cela comporte (routes, voies ferrées ou barrières infranchissables comme les autoroutes ou TGV). La coupe à blanc extermine les espèces inféodées à un écosystème particulier. Certaines ont besoin d’un certain végétal, d’une certaine humidité ou d’une certaine luminosité pour s’épanouir. La disparition de leur milieu si particulier les voue à une mort certaine. On ne trouvera plus que les espèces les plus communes, les moins exigeantes et les moins sensibles. La biodiversité se trouve de ce fait appauvrie.

Quant aux sols, l’utilisation d’engins de plus en plus lourds tasse les sols pour une longue période. Ils bloquent le développement racinaire des arbres non abattus. Il empêche les échanges gazeux nécessaires à une bonne oxygénation et donc à une bonne fertilité des sols. Ils détruisent la microfaune de l’humus essentielle à une bonne régénération des sols. Ils perturbent l’infiltration des eaux de pluie nécessaire à l’humidification du sol. Il gêne le bon ancrage des arbres plantés et donc nuit à une bonne régénération. Enfin le tassement détruit la flore d’une manière plus ou moins durable et certaines espèces sensibles risquent de disparaître définitivement de nos régions. Nous ne parlerons pas des champignons dont le mycélium est irrémédiablement et durablement détruit par ce compactage… Adieu morilles, trompettes girolles et autres orchidées…

Cette méthode de la coupe à blanc, presque abandonnée dans le reste de l’Europe, où nos pays voisins la limitent à une fraction d’hectare pour chaque parcelle rasée, nous laissera un boisement banalisé et pauvre, sans aucun intérêt biologique ou paysager. L’ONF semble avoir oublié qu’une forêt n’est pas un paquet d’arbres rassemblés d’une manière aléatoire sur une certaine place. La forêt est une symbiose, une osmose entre de nombreuses essences, vivant sur un certain sol possédant certaines caractéristiques, qui favorisera l’apparition de certains arbres plutôt que d’autres. De ce biotope particulier dépendent des insectes, des bactéries, des champignons, des oiseaux, des batraciens, des mammifères… La forêt participe donc à l’épanouissement d’une biodiversité dense et variée, dont la protection fait partie des rôles de l’ONF…et qui semble avoir été oublié.

Sacrifier la biodiversité, c’est faire le deuil d’un potentiel fabuleux et gratuit… Au niveau social, le maintien d’une biodiversité riche dans un milieu préservé apparaît aussi indispensable. Détruire les forêts périurbaines et autres, c’est supprimer une nature de proximité accessible à tous, y compris aux plus modestes. Imaginons la forêt de Saint-Gobain dans quelques années sous la forme d’un alignement d’arbres, vide de toute vie sauvage, au paysage banal et uniforme.

Cette pratique des coupes à blanc a aussi une conséquence inattendue: l’utilisation du glyphosate en pleine forêt ! En effet, une fois le couvert forestier supprimé, les ronces prolifèrent rapidement, étouffant les jeunes plants. Impossible à débroussailler mécaniquement, la parcelle est alors traitée au désherbant…

A voir sur ce sujet: un reportage sur le site de France 3 Publié le 15/09/2018 .

Photos prise début septembre 2018

06 juillet 2018

Le site d’information en ligne « Explicite », a publié un article sur la controverse qui agite la gestion forestière. Cet article fait le point sur les différentes opinions qui s’affrontent, ONF et ONG, et a le mérite de mettre enfin en lumière la contestation des associations environnementales, ainsi que la contestation interne des agents de l’ONF, chose qui était jusqu’alors ignorée.

https://www.explicite.info/articles/874-silence-on-coupe-

27 mai 2018

Un exemple de promotion de gestion forestière durable: Pro Sylva

26 mai 2018

La chalarose décime actuellement les frênes. En 2016, le jardinier en chef du Château de Versailles, Alain Baraton, abordait déjà le sujet et précisait le rôle de la gestion forestière sur ses causes et son développement: voir la vidéo RTL (mais après un écran publicitaire…) du 14 septembre 2016. Dans ses propos, Alain Baraton considérait que les coupes à blanc pratiquées sur des surfaces telles que celles que nous rencontrons, ont un impact direct sur le développement des maladies touchant les espèces végétales. En cliquant sur ce lien, vous afficherez une carte indiquant le rythme de progression de la maladie. Par cet autre lien, un descriptif détaillé de la maladie par les services de l’INRA. On peut préciser que l’abattage systématique des frênes est, pour l’INRA, une grave erreur: garder les arbres sains permettrait de conserver les souches résistantes ! En passant dans le secteur du Saut du Boiteux, vous constaterez que les marques d’abattage sont présentes sur tous les frênes…

14 avril 2018

Le plan national forêt-bois 2016-2026 approuvé par décret.

Celui-ci prévoit un prélèvement de 12 millions de mètres cubes supplémentaires à l’horizon 2026.

Le plan de communication de ce programme.

L’interprofession nationale, avec la bénédiction du Ministère de l’Agriculture et de la forêt vient donc d’engager une importante campagne de communication (10 millions d’euros sur 3 ans) pour augmenter la consommation de bois en France. Cette campagne a pour slogan « Pour moi c’est le bois ».  Il apparaît clairement que nos décideurs ont parfaitement conscience de l’impact négatif de la politique d’exploitation qui sera menée, et de l’influence des associations militantes, ce qui les a conduit à engager cette campagne de communication. Ceci conforte d’ailleurs  notre attente de soutien de la part de nos adhérents.Vous pouvez afficher notre analyse de ce plan en cliquant sur ce lien: Plan National de la Forêt et du bois.pdf

Fiche de présentation du collectif sos forets

23 février 2018

Un texte intéressant à lire sur la gestion forestière actuelle vue par les agents ONF.
A voir: un clip vidéo édifiant concocté par des agents forestiers !